François Mitterrand affirmait à Pierre Mauroy au début de son premier septennat : "On ne fait pas bien ce que l'on ne fait pas vite". Plus d'un quart de siècle plus tard, Nicolas Sarkozy pourrait dire à François Fillon"On ne fait pas bien ce qu'on ne fait pas seul". On constate depuis près de deux ans que le président de la république s'attache à s'occuper de tous les dossier répétant à qui veut bien l'entendre :"Je suis entouré de nuls". C'est vraisemblablement la raison pour laquelle il a ouvert son gouvernement à des personnalités de gauche et c'est certainement la raison pour laquelle il a confié à d'anciens collaborateurs de François Mitterrand des missions sur la croissance (Jacques Attali), offre à Jack Lang, le rôle d'émissaire pour une mission à Cuba et plus récemment il a nommé Michel Rocard, Ambassadeur des pôles. Toutefois, Nicolas Sarkozy doit se sentir bien seul ne se livrant pleinement qu'à Claude Gueant, le secrétaire général de l'élysée et à Henri Guaino, son conseiller spécial. Et passant le reste du temps à dénigrer la plupart de ses ministres tout en ignorant le premier d'entre eux, François Fillon. Alain Juppé, dans son livre "Je ne mangerai plus de cerises en hiver" rapporte la confidence que lui a fait le président de la république pour justifier le choix de son premier ministre : " Contrairement à toi et à moi, il n'a pas un caractère dominant". Cependant, Jacques Chirac était mieux traité par François Mitterrand - qui n'aimait pas que l'on marche sur ses plates bandes - lors de la cohabitation de 1986 à 1988. Ainsi on est vraiment en droit de se demander ce qui se passe dans la tète de l'ancien lieutenant de Philippe Séguin qui semble s'accrocher désperement à une coquille vide dans la mesure où Nicolas Sarkozy écrit tous les jours une nouvelle page de la constitution créant de facto la 6ème république. La décision récente de Conseil d'Etat de prendre en compte les interventions du chef de l'Etat dans le temps de parole de la majorité devrait redonner du tonus à des ministres amorphes et mis à l'index à la moindre incartade. Quant au premier ministre qui arbore trop souvent son rictus sado masochiste, on a envie de lui dire "Mais casse toi Fillon!"
Une interview de François Fillon il y a un an et demi à Europe 1 avec Jean Pierre Elkabbach qui est toujours d'actualité :
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dimanche 12 avril 2009
vendredi 13 mars 2009
Y 'en a marre des socialistes!
On voudrait rêver pour la direction du parti socialiste de personnalités plus innovantes, plus créatrices, plus pédagogiques, développant des discours moins dogmatiques et moisn terre à terre. En effet, le scénario offert par la nouvelle première secrétaire, Martine Aubry est des plus piteux qu'il soit. Ça commence avec des flatteries à l'égard de son porte parole, Benoit Hamon le présentant comme "l'idole des femmes." Il est sur que l'absence d'idées, de réflexions sérieuses n'amènent qu'à délivrer de grossières banalités. Ça continue avec un vote proposé aux militants - auquel je suis fier de ne pas avoir participé - le 12 mars dernier au nom d'une nouvelle orientation européenne qui n'a pas encore été clairement définie par le parti. Un vote au nom de la démocratie, certes mais un vote inutile. Car le seul qui comptera sera celui du 7 juin prochain. Ça se termine par de violentes diatribes contre le président de la république l'accusant de remettre en cause les libertés publiques. A ce titre, les rebondissements judiciaires de l'affaire Colonna et les refus de remise en liberté de Julien Coupat, coupable de sabotages sur les lignes S.N.C.F donnent peu ou prou raison à ces attaques en règle. Toutefois, c'est Nicolas Sarkozy qui est au pouvoir et la parti socialiste au lieu de jouer son rôle d'opposition avec force propositions se cantonne dans petites pleurnicheries, se complaisant à faire du "Besancenot allégé". A cet égard, il est particulièrement désolant de constater que le leader du Nouveau Parti Anticapitaliste (N.P.A) soit d'après les sondages le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy.
Alors, dirigeants socialistes de France et de Navarre, sortez de votre torpeur et réveillez le subconscient mitterrandien qui sommeille en chacun des militants.
Alors, dirigeants socialistes de France et de Navarre, sortez de votre torpeur et réveillez le subconscient mitterrandien qui sommeille en chacun des militants.
mercredi 18 février 2009
Les boeufs devant la charrue
Revendications syndicales, revendications salariales... A cause de la crise actuelle qui a fortement secoué le système économique en général et asseché le système bancaire en particulier, on attend une nouvelle fois de l'Etat qu'il brandisse sa baguette magique pour les salariés les plus modestes et les plus démunis. Le syndicaliste tué en Guadeloupe ce mercredi 18 février alourdit une atmosphère sociale déjà délétère.
Le plus triste c'est que le gouvernement ne propose que des mesurettes : actions ciblées vers les salaries au chômage partiel ou ayant eu au cours des derniers mois une courte période d'activité. Une somme qui s'élève à peine à 3 milliards d'euros. Même Steve Austin a coûté plus cher. Mais pas de réforme d'ampleur nationale. Si notre système s'est vicié avec le temps, c'est seulement à cause de la cupidité de l'homme. Mais à force de dilapider les deniers de l'Etat pour satisfaire très ponctuellement l'urgence sociale, on continue à mettre la charrue devant les boeufs. Les socialistes, non contents de représenter la gauche la plus bête du monde ressassent les mêmes solutions, comme celles de 1981 qui ont pousse la France au bord de la faillite. Tant que la France ne réglera pas son problème de compétitivité et/ou de charges excessives qui pèsent sur les entreprises, celles ci ne pourront se développer et créer davantage de richesses à distribuer. Et c'est cette reforme majeure que les pouvoirs publics doivent amorcer.
Le plus triste c'est que le gouvernement ne propose que des mesurettes : actions ciblées vers les salaries au chômage partiel ou ayant eu au cours des derniers mois une courte période d'activité. Une somme qui s'élève à peine à 3 milliards d'euros. Même Steve Austin a coûté plus cher. Mais pas de réforme d'ampleur nationale. Si notre système s'est vicié avec le temps, c'est seulement à cause de la cupidité de l'homme. Mais à force de dilapider les deniers de l'Etat pour satisfaire très ponctuellement l'urgence sociale, on continue à mettre la charrue devant les boeufs. Les socialistes, non contents de représenter la gauche la plus bête du monde ressassent les mêmes solutions, comme celles de 1981 qui ont pousse la France au bord de la faillite. Tant que la France ne réglera pas son problème de compétitivité et/ou de charges excessives qui pèsent sur les entreprises, celles ci ne pourront se développer et créer davantage de richesses à distribuer. Et c'est cette reforme majeure que les pouvoirs publics doivent amorcer.
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